Saint-Barthélémy-le-meil.

« A l’origine, notre village se perd dans la nuit des temps, se confond avec l’Ardèche préhistorique avant d’affirmer son appartenance au peuple Helvien cantonné dans la province Narbonnaise conquise par l’empereur romain Auguste, 52 ans avant Jésus Christ. »

A l’époque des guerres privées et des châteaux forts, le nord du Vivarais dépend du Duc de Bourgogne, avec pour frontière l’Eyrieux qui fait de Saint-Barthélémy un territoire avancé du Roi de Provence.

En 1179, le nom de Saint-Barthélémy de Melo apparaît pour la première fois dans un recensement ordonné par une Bulle du pape Alexandre III, concernant les églises relevant de l’Abbaye du Monastier du Saint-Office du diocèse du Puy.

Saint-Barthélémy-Le-Meil est donc un petit village crée vers le douzième siècle par les moines ayant installé un monastère sur une crète dominant les vallées de l’Eyrieux et du Talaron. Puis au treizième siècle, un éxilé Cathare a mis en place une seigneurie au lieu-dit de Barbeyrac. Au seizième siècle, la Seigneurie de Barbeyrac s’étend sur Saint-Genest-Lachamp; le châtelain de la Cheyre dont le manoir a disparu lors d’un incendie en 1890 possède Burianne.

Jusqu’à la fin du dix-neuvième siècle, le village conserve une vocation plutôt agricole et commerciale: nombreux cafés, nombreuses foires annuelles; des boulangers, bouchers, menuisiers, charpentiers, maçons; une population importante 800 habitants; des élevages familiaux de vers à soie et un moulinage.
Pendant des siècles, les habitants de Saint-Barthélémy ont vécu au rythme de la terre, du soleil et des saisons. La châtaigne était l’aliment de base de l’homme et des animaux. Le bois de châtaignier joue un rôle important dans la construction, la menuiserie, l’ameublement et aussi dans des choses plus simples comme les piquets de vigne, la vannerie et le chauffage.

Barthélémy est le patron des bouchers et des tanneurs. Quant au nom Le Meil, il viendrait du Celtique Melo qui signifie « sur la montagne ». Village bâti sur un promontoire surplombant la vallée de l’Eyrieux et celle du Talaron, le lieu est pittoresque avec ses maisons étagées à flanc de coteau entourées de cultures en terrasses(Chambas) et son église ancienne à double clocheton. Le centre du village avec sa place réaménagée est très agréable.

La commune de Saint-Barthélémy-Le-Meil est composée de deux groupements d’égale importance, séparés par trois kilomètres: le chef-lieu et le village de Burianne. Burianne (Berieno en patois local) est un ancien fief féodal dont le dernier seigneur fut en 1744, Louis-Hercule de Portalès, Seigneur de Burianne et de Talaron, chevalier de Saint-Louis et lieutenant général des armées du roi. Le hameau de Burianne est devenu célèbre par la bataille qui s’y déroula le 5 juillet 1944 entre les forces d’occupation et les éléments de la Résistance.